Zoom sur : l’intelligence émotionnelle
C’est un terme que tu as peut-être déjà vu passer sur les réseaux sociaux ou ailleurs, en te demandant ce qu’il voulait dire exactement.
Tu as d’ailleurs sûrement déjà entendu parler de HPE (un terme ô combien à la mode en ce moment) et pareil : de quoi qu’on cause ? On ne sait pas trop, c’est un peu flou !
Bouge pas, je t’explique !
L’intelligence émotionnelle, LA clé du bonheur (rien que ça !)
Définition : L’intelligence émotionnelle est « la capacité d’un individu à reconnaître ses propres émotions et celles des autres, et à utiliser ces informations pour guider sa pensée et ses comportements de manière efficace et optimale ».
Derrière cette définition se cache un ensemble de compétences telles que l’empathie, la conscience de soi émotionnelle, l’optimisme ou encore le contrôle des impulsions…
Ce sont ces compétences, alliées les unes aux autres, qui permettent d’entretenir des relations satisfaisantes avec les autres, de développer une bonne estime de soi, de prendre de bonnes décisions…
Bref, d’être un·e être humain·e bien dans ses baskets (ou dans tout autre type de chaussures, d’ailleurs).
Daniel Goleman : le papa de l’intelligence émotionnelle
« Toute conception de la nature humaine qui ignorerait le pouvoir des émotions manquerait singulièrement de perspicacité. L’expression même Homo sapiens, l’homme pensant, est particulièrement malheureuse si l’on considère le rôle majeur que, selon les scientifiques, les émotions jouent dans notre vie. Comme nous le savons tous d’expérience, en matière de décision et d’action, l’intuition compte autant, sinon plus, que la pensée. »
« En un sens, nous avons deux cerveaux, deux esprits et deux formes différentes d’intelligence : l’intelligence rationnelle et l’intelligence émotionnelle. La façon dont nous conduisons notre vie est déterminée par les deux. »
Ces deux citations sont tirées du livre L’intelligence émotionnelle du psychologue américain Daniel Goleman.
C’est lui qui met en lumière, à travers ses travaux, l’importance de l’intelligence émotionnelle comme marqueur de réussite et de satisfaction personnelle.
C’est également lui qui introduit l’idée de HPE, en opposition au HPI, pour appuyer le fait que l’intelligence cognitive n’est pas aussi importante qu’on le croit pour la réussite d’une personne.
Et que c’est bien l’intelligence émotionnelle qui lui permet de se développer de manière satisfaisante (et non, le HPE ce n’est pas comme le HPI mais pour les émotions — pas du tout, ça n’a rien à voir !!!).
Donc ce qu’il nous dit, en gros, c’est que : ok, la raison c’est important, mais sans les émotions… bah, on ne va pas bien loin !
L’EQ-i 2.0 : un outil de mesure de l’intelligence émotionnelle
Dans son livre, Daniel Goleman distingue 5 domaines principaux de l’intelligence émotionnelle :
- La connaissance des émotions
- La maîtrise des émotions
- L’auto-motivation
- La perception des émotions d’autrui
- La maîtrise des relations humaines
C’est sur ce modèle que se basera, quelques années plus tard, le Dr Reuven Bar-On pour créer l’EQ-i, un outil de mesure de l’intelligence émotionnelle, schématisé par l’image ci-dessous.
La roue de l’intelligence émotionnelle
Cet outil permet de faire un état des lieux précis de notre intelligence émotionnelle, pour savoir où on se situe au niveau de toutes les compétences qui la composent.
Cela permet de mettre en lumière les ressources sur lesquelles nous appuyer au quotidien, et de définir quelles sont les compétences que l’on a besoin de développer pour avancer.
L’intelligence émotionnelle : innée ou acquise ?
« Alors que d’aucuns soutiennent que le QI n’est guère modifiable par l’expérience ou l’éducation, […] les enfants peuvent effectivement acquérir des aptitudes émotionnelles essentielles et les améliorer, pour peu que l’on se donne la peine de les aider. »
Ce que Daniel Goleman nous dit à travers cette citation, c’est que l’intelligence émotionnelle dépend grandement de l’environnement.
Et bonne nouvelle : elle peut se développer tout au long de la vie !
Si le HPI est inné et relève d’une particularité cognitive, le HPE (haut potentiel émotionnel), lui, est acquis.
Tu ne peux donc pas devenir HPI, mais tu peux tout à fait devenir HPE en développant des compétences élevées dans tous les domaines de l’intelligence émotionnelle.
Et là tu te dis sûrement : « Une personne HPE, c’est une personne qui va super bien, en fait. »
Oui, c’est exactement ça.
Et si, à mon sens, être HPE — à savoir obtenir un score élevé à l’EQ-i 2.0 — n’est pas une fin en soi, développer son intelligence émotionnelle est LA clé pour se sentir bien dans sa vie.
Pour résumer :
- L’intelligence émotionnelle est un ensemble de compétences qui jouent un rôle primordial dans la manière dont nous menons notre vie.
- Elle est acquise, dépend grandement de l’environnement et peut se développer tout au long de la vie.
- L’EQ-i 2.0 permet de faire un état des lieux de son intelligence émotionnelle pour aider à la développer.